Etre un enfant expatrié

Nous avons vu que l’expatriation pour les enfants expatriés est une expérience riche qui comporte des défis à relever.

Les enfants expatriés : la question de l’identité

L’enfant qui vit des expatriations régulières se construit au fil de ses expatriations une identité avec, à la fois des éléments de sa culture d´origine, et à la fois des éléments de la culture du ou des pays d´adoption dans lesquels il va résider.
Ainsi, il se construit une identité particulière. Les anglo-saxons la nomme la « Third Culture Kids » ce qui signifie en Français « les enfants de la troisième culture » ou de la « culture tierce».
Ces enfants développent une identité qui leur est propre et qui leur permet souvent d´ailleurs de se reconnaître entre eux. Ils auront des affinités car ils ont partagé le même style de vie.

La scolarité des enfants expatriés

Les défis liés à la scolarité sont différents si l´enfant arrive dans un lycée français ou si il arrive dans une école internationale.
L´enfant peut aussi atterrir dans une école locale dont il ne parle pas la langue.
Lorsque que l’enfant arrive dans une école au sein de laquelle il ne comprend rien, il lui sera difficile de se faire des copains.
Parfois, l’enfant doit suivre une scolarité complémentaire ou en français pour pouvoir éventuellement assurer un retour en France, lorsque l´expatriation sera terminée. Ceci est encore un défi.
Nous retrouvons aussi des enfants qui sont scolarisés entièrement à distance, parce qu´il n´y a pas d´établissement à proximité, par exemple.
D´autres enfants sont carrément déscolarisés : certains parents pratiquent le homeschooling ou l´instruction en famille.

La langue

Au niveau de la langue, nous pouvons noter deux grands défis.
Le premier défi est d´apprendre la langue locale.
Mais au-delà d´une langue, il y a toute une culture. Nous nous retrouvons immergé dans un bain culturel auquel nous ne sommes pas habitué. Au sein de la culture il peut y avoir la nourriture, le climat, les odeurs, etc… qui peuvent être différents. La population peut ou pas nous ressembler physiquement. Nous passons donc plus ou moins inaperçu.
Le deuxième gros défi est d´acquérir et de maintenir le français. Ceci est d’autant plus vrai si l´enfant est scolarisé toute la journée dans une langue qui n´est pas le français. Les parents sont souvent très soucieux que leur enfant acquiert quand même la langue française, d’autant plus dans la perspective d´un retour en France.

Le retour en France

Le petit expatrié sera souvent comme un extra-terrestre parce qu´il ne maîtrise pas les codes sociaux. D’accord, pour lui, ce ne sera pas un « retour » en France mais plutôt « une arrivée » en France.
Sur le plan de la scolarité le retour en France est souvent vécu comme un casse-tête, et est souvent très stressant, aussi bien pour les parents que pour les enfants.

Source : Les défis des enfants expatriés

 

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