Singapour : comment se soigner ?

Singapour possède l’un des meilleurs systèmes de santé au monde.

J’ai trouvé un article très intéressant qui décrit les quatre composantes principales (MediSave, MediShield Life, MediFund et ElderShield) du système de santé publique à Singapour.
Il y décrit également comment choisir une assurance santé privée ainsi que les différences que nous pouvons retrouver entre le système de santé publique et le secteur privé :
La santé à Singapour

Les expatriés français dans le monde

Un expatrié est un individu résidant dans un autre pays que le sien. Nous allons nous pencher sur les expatriés français autour du monde. Nous verrons combien de Français s’expatrient, qui ils sont et où ils s’expatrient.

français autour du monde

Les français expatriés

Au 1er janvier 2020, 1 775 875 Français sont inscrits au registre des Français établis hors de France. Cependant, les Français établis à l’étranger ne se sont pas tous inscrits à ce registre. Ainsi, selon les chiffres publiés par le ministère des affaires étrangères, le total de la communauté française à l’étranger est évalué à 2,5 millions. En effet, l’inscription au registre des Français établis hors de France n’est pas obligatoire. Elle est, cependant, vivement conseillée pour des séjours supérieurs à 6 mois. Effectivement, cette inscription facilite l’activité des consulats vers leurs ressortissants. Elle permet d’aider à certaines démarches administratives comment l’obtention de documents d’identité ou l’organisation des élections. Cela permet également aux services consulaires de contacter les Français de l’étranger et leurs proches, en cas d’urgence. Enfin, elle permet d’obtenir des informations sur la sécurité et les événements particuliers.

Les Français à l’étranger sont majoritairement sur le marché du travail avec un niveau d’étude généralement élevé. 58% sont titulaires d’un diplôme supérieur. Pour les 2/3, il s’agit de séjours longs (plus de 10 ans). Les motivations de départ sont essentiellement professionnelles.


Où les français s’expatrient-ils ?

Les Français vivant hors de France s’installent principalement en Europe et en Amérique du nord.
Les principaux pays d’accueil continuent d’être la Suisse, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et le Canada. 40,8% des Français inscrits au registre vivent en Suisse et en Allemagne.
Environ la moitié des Français vivant à l’étranger sont installés en Europe (48,32 %). Puis, nous trouvons 20,29 % de Français installés aux Amériques et 14,49 % en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Enfin, nous trouvons 7,97 % de Français installés en Afrique subsaharienne et Océan Indien ainsi que 7,90 % en Asie-Océanie.

Sources :
Français à l’étranger
expatriation
inscription consulaire

Expatriation en Chine : savoir parler le chinois

Lors d’une expatriation en Chine, faut-il savoir parler le chinois ?

Il est intéressant de savoir que le chinois est la langue la plus parlée au monde. Nous la parlons principalement en Chine continentale, à Hong Kong, Macao, Taiwan et Singapour. Cela représente plus de 16 % de la population mondiale qui parle chinois.

Différentes langues chinoises

Il existe non pas une langue mais différentes langues chinoises.
En effet, la Chine est divisée en une multitude de régions. Au cours du temps, chacune de ces régions a développé sa propre culture, ses coutumes, sa cuisine et surtout sa langue. C’est pourquoi il existe plusieurs dialectes chinois, les plus importants étant le Wu, le Hunanese, le Jiangxinese, le Hakka, le Yue (y compris le cantonais-taishanais), le Ping, le Shaojiang et le Min.

le chinois

Le putonghua (ou mandarin) et le cantonais

Le putonghua est la langue officielle en Chine. A l’étranger, nous l’appelons le mandarin. Cette langue est basée sur le dialecte du nord de la Chine. Elle est actuellement parlée dans toute la Chine, y compris Hong Kong et Macao. Le putonghua est enseigné dans les écoles et les universités du pays. Il s’agit de la langue utilisée dans les médias et c’est celle que vous apprendrez si vous décidiez d’étudier le chinois. Les bases du putonghua (ou mandarin) permettent de pouvoir communiquer en Chine.

Le cantonais est le deuxième « dialecte » le plus parlé dans le pays après le putonghua (ou mandarin). Cette langue est répandue dans les régions méridionales de la Chine, en particulier la province du Guangdong et dans les régions administratives de Hong Kong et de Macao. Le cantonais est communément considéré comme plus difficile que le chinois standard. Mais pour les personne qui décident de passer la majeure partie de leur temps dans le sud de la Chine, il est conseiller de privilégier le cantonais au putonghua.

Etudier le chinois

Le chinois est une langue difficile à apprendre.

Tout d’abord, le chinois possède plus de 80 000 caractères. Mais le chinois standard requiert la connaissance de 3 500 caractères. Et, nous pouvons nous en sortir avec les 1 000 caractères les plus habituellement utilisés.
A l’heure actuelle, l’orthographe employée en Chine continentale et à Singapour est appelée chinois simplifié, à la suite de la réforme de 1949. Cependant, Hong Kong et Taïwan utilisent une forme d’orthographe plus complexe : le chinois traditionnel.

De plus, le chinois est une langue tonale. Par conséquent, la signification d’un mot résulte non seulement de la prononciation, mais également du ton utilisé. Le putonghua compte quatre tons tandis que le cantonais en possède sept. La maîtrise des sons constitue une grande partie de l’étude du chinois, car utiliser un mauvais ton peut conduire à une mauvaise communication.

Par contre, la grammaire chinoise est relativement facile. Les structures de phrase sont simples et directes, sans conjugaison, inflexion ou accord sujet-verbe.

Et lors d’une expatriation ?

Nous vous conseillons d’apprendre le chinois avant de vous expatrier pour vous permettre d’avoir une compréhension de base.
Sinon, une fois sur place, il existe beaucoup de possibilités pour apprendre le chinois. A savoir que la plupart des universités des grandes villes proposent aux expatriés d’apprendre le chinois.
Il se peut également que votre entreprise vous propose de suivre un cours de chinois après les heures de bureau. Sinon, il existe des centres d’apprentissage dans la plupart des villes. Mais il est également possible d’ engager un tuteur. Vous pouvez aussi effectuer un échange linguistique : donner des cours d’anglais en échange de cours de chinois par exemple.

Source : Apprendre le chinois

Trouver un logement en Chine

Toute personne qui décidera de s’expatrier en Chine devra trouver un logement.

Il existe un grand éventail de possibilités de logements. Vous pourrez choisir de loger dans un appartement ou une maison dans une résidence surveillée. Vous pouvez loger dans un logement ancien ou rénové mais aussi dans un appartement traditionnel chinois. Mais vous pouvez également faire le choix d’une colocation, ou d’une location d’appartements dans une tour d’habitation, etc…

Dans la plupart des villes qui comptent une importante population étrangère, de nouveaux quartiers résidentiels ont vu le jour. Ils disposent habituellement d’un certain nombre de commodités occidentales accessibles à pied. Vous y trouverez par exemple des supermarchés internationaux, des gymnases, des installations de loisirs, etc…

Mais, si vous chercher un logement en Chine vous pourrez être amené à rencontrer certaines difficultés. En effet, les différences culturelles et la barrière de la langue peuvent être un frein dans votre recherche . Mais cela sera plus facile dans des villes telles que Shanghai, Guangzhou ou Shenzhen que dans des villes plus petites.

S’enregistrer au commissariat

Lorsque vous arrivez en Chine, vous avez l’obligation de vous enregistrer au poste de police local dans les 24 heures. Ceci est également le cas si vous loger dans un hôtel, dans une résidence temporaire et même pour un séjour de courte durée.

Si vous résidez dans un hôtel, l’établissement se chargera des formalités.
Dans le cas où vous résidez chez un ami ou dans un appartement loué par Airbnb, par exemple, ce sera à vous d’y aller.
Dans le cas d’une location, vous devrez vous inscrire en apportant votre contrat de location et une copie de la carte d’identité du propriétaire.
Si vous changez de logement, il faudra vous réinscrire.

Trouver un logement en Chine : chercher une location


Si vous cherchez une location, il est vivement conseillé de passer par une agence immobilière. Vous trouverez de nombreuses agences immobilières parlant anglais et pouvant fournir un bail bilingue chinois-anglais.

L’agence va gérer la transaction via un bail en chinois avec une traduction en anglais. Il est, malgré tout, important de veiller à ce que la traduction soit bien effectuée car le chinois fera foi en cas de conflit. L’agence pourra également gérer toutes les questions liées à la location : réparation des équipements, retour de la caution au locataire, litiges éventuels, etc…

Les loyers ne sont pas régulés par l’État et ils sont généralement élevés. Mais les prix des loyers peuvent être ajustés de manière raisonnable et vous pouvez demander à l’agent immobilier de négocier pour vous.

A noter que la colocation est de plus en plus courante en Chine, en particulier dans les grandes villes où les loyers sont très élevés. La plupart des sites d’expatriés ou de sites spécialisés dans la recherche d’appartements possèdent une section dédiée à cette alternative. De nombreux expatriés choisissent la colocation pour vivre dans des quartiers plus agréables sans payer de loyer exorbitant.

Sources :
Se loger en Chine
Se loger à Shanghai

S’expatrier au Japon

Selon un classement d’ECA International, le Japon serait le pays d’Asie qui offrirait les meilleurs salaires aux expatriés.
Le pays serait l’un des plus chers au monde. Cependant, sur le terrain, la réalité nuance cependant ce constat.
Nous allons voir la réalité d’une expatriation au Japon.

Tokyo

Des salaires attractifs

Le Japon serait le meilleur pays en Asie en terme de rémunération pour les expatriés mais aussi le deuxième meilleur pays au monde derrière le Royaume-Uni.

Sur le terrain

Contrairement à la France, le chômage au Japon est, comme aux Etats-Unis, très faible (autour des 3%).
Ceci cache, malgré tout, une réalité en demie-teinte. En effet, le marché du travail japonais est dual.
Des secteurs comme ceux de la restauration, de la construction, des services offrent plus d’emploi précaires (travail non régulier, temps partiel etc.). Il y aurait une forte pression, une faible protection et un turn-over fréquent.
A côté, il y aurait un autre marché qui recrute : informatique, développement web, applications sur mobile, intelligence artificielle, e-commerce, finance, marketing digital etc… Ce sont bien ces secteurs qui tirent les salaires vers le haut, offrent des perspectives d’évolution de carrière, et une meilleure protection salariale.

Le logement

Lorsque nous parlons de “coût de la vie au Japon”, nous nous référons la plupart du temps à sa capitale, Tokyo. Mais le coût global de la vie y est relativement supérieur à celui d’autres régions du Japon.
S’éloigner du centre tokyoïte permet bien souvent de réduire la facture, tout en améliorant la qualité de vie : des logements plus spacieux, des zones d’habitation plus calmes, loin de l’agitation urbaine.

Des transports toujours à l’heure

Les transports sont toujours à l’heure, propres, avec des sièges chauffant en hiver et la climatisation pour supporter la canicule. Mais toute cette technologie a un coût.
Ainsi, au Japon et plus particulièrement à Tokyo, les transports coûtent cher.
Cependant, comme dans nombre d’autres villes, les écoliers et étudiants bénéficient de réductions. Quant aux salariés, leur transport est pris en charge par l’entreprise. Même en ayant un baito (l’équivalent d’un job, travail non régulier), les transports sont intégralement pris en charge par la société.

Faut-il absolument parler japonais?

Parler japonais, c’est s’ouvrir les portes d’un marché du travail plus vaste.
Même les entreprises internationales pourront exiger un certain niveau de langue.
De plus, parler la langue d’un pays est gage d’une meilleure intégration. Surtout dans un pays comme le Japon, où l’anglais est loin d’être pratiqué par tous.
Mais il est possible de vivre au Japon sans parler japonais, surtout dans de grandes villes comme Tokyo…

Au final, le Japon, c’est un cadre de vie, un sentiment de sécurité et de quiétude. Un respect de l’autre et de la vie en communauté. Transports propres et ponctuels, préservation et entretien du bien public. Zones dédiées aux loisirs et à la détente. Marché du travail attractif selon les secteurs. Il est tout à fait possible de s’expatrier, et de réussir son expatriation au pays du Soleil Levant.

Source : expatriation au Japon

Le mal du pays

Une difficulté que nous retrouvons lors d’une expatriation est le mal du pays. En anglais, nous disons « homesickness », ce qui traduit l’idée de la maladie du manque de chez-soi.

le mal du pays


Les pensées vont se fixer sur le passé au détriment d’un présent sous-investi.

Nostalgie pour le pays d’origine

Il s’agit d’une nostalgie pour le pays d’origine, pour la culture et pour tout un pan d’une familiarité perdue.
La nostalgie n’est pas le témoin du vrai, mais celui d’une émotion qui fait du bien. L’individu va retrouver dans son passé des repères, une sorte de cartographie de son parcours de vie qui l’emmène jusqu’à ce présent à trous où se sont immiscés des doutes, des manques, de l’inconnu et des incertitudes.

Nous pouvons remarquer que les périodes nostalgiques peuvent apparaître de façon encore plus accrues à certaines périodes sensibles comme les fêtes traditionnelles ou les événements familiaux.
Le repli nostalgique peut atteindre un stade plus préoccupant lorsqu’il devient excessif ou lorsqu’il s’installe dans la durée.

Lien avec l’enfance

La difficulté de s’implanter dans un nouveau pays peut provenir de l’enfance. En effet, si l’enfant n’a pas établi un lien rassurant avec sa mère, il ne peut pas développer un sentiment de sécurité intérieure solide. Toute séparation future devient alors anxiogène, ravivant une angoisse d’abandon et une menace pour l’identité tout entière.

Important de parler de ces difficultés et stratégies mises en place pour aller mieux

Il s’avère que parler de son chagrin provenant du mal du pays est quelque chose de tabou de nos jours.
Cela peut être perçu comme un signe de fragilité émotionnelle, d’immaturité ou même un manque d’ambition. Ainsi, beaucoup vont souffrir en silence.

Il est alors indispensable de mettre en place des stratégies pour lutter contre le mal de pays excessif :

  • renoncer à la vie d’avant : il s’agit de se tourner vers le présent et le futur au lieu de s’enfermer dans les regrets du passé. Avoir un objectif et des projets motive et donne un but.
  • se bâtir une « maison de migrant » : un chez-soi porteur des traces réconfortantes de ses différents lieux de vie comme la présence d’objets souvenirs emblématiques. Il s’agit de créer une continuité entre là-bas et ici, hier et aujourd’hui.
  • maintenir des relations régulières et non excessives avec ses proches restés au pays.
  • maintenir dans son pays d’accueil certaines traditions et coutumes provenant de son pays d’origine : en assumant ce qui participe à notre identité on crée aussi des ponts avec cette nouvelle culture qui nous enrichie et nous fait évoluer.

Le mal du pays est normal et naturel.

C’est une réaction logique au manque qui évoque aussi nos racines. Mais il faut veiller à ne pas s’enfermer dans un trop plein passéiste qui nous empêche d’accueillir la nouveauté et freine notre cheminement vers un enrichissement de soi.

Source : le mal du pays

Les phases de l’expatriation

Au cours d’un grand nombre d’expériences d’expatriation, nous retrouvons 3 phases distinctes.
Pour cela, nous nous appuyons sur les recherches de Materne (1995) qui s’intéresse au vécu de l’expatriation et découpe le séjour d’un travailleur expatrié en trois phases distinctes :

  • La première phase est celle de la découverte, abordée le plus souvent avec enthousiasme, entrain et énergie. Le contact brutal et intense avec la réalité est souvent bien vécu. Cette première phase sera celle du repérage des normes et d’apprentissage permanent.
  • La deuxième étape est marquée par une certaine « désillusion ». Les effets provoqués par la nouveauté vont s’estomper petit à petit, laissant apparaître un décalage entre l’imaginaire projeté lors du départ et les réalités du terrain. Face à des difficultés qui pourront se faire de plus en plus ressentir la personne expatriée devra essayer de retrouver un équilibre face à un décalage entre la situation imaginée et la réalité, interrogeant souvent au passage ses convictions et de ses valeurs personnelles.
  • La troisième phase est celle de l’ « inculturation », définit comme un « processus de contacts et d’interpénétration entre des cultures différentes » (Materne, F. (1995). p. 23). Ramené avec le sentiment de rupture avec son milieu d’origine et au contact avec la nouvelle culture, la personnes expatriée va se construire de « nouvelles références à partir de ses convictions mûries et recentrées par rapport à l’expérience de terrain » (Materne, F. (1995). p. 23)

Source : Phases de l’expatriation