Le Japon, nouveau paradis de l’expatriation ?

Selon un classement d’ECA International, le Japon serait le pays d’Asie qui offrirait les meilleurs salaires aux expatriés.
Le pays serait l’un des plus chers au monde. Cependant, sur le terrain, la réalité nuance cependant ce constat.

Des salaires attractifs
Le Japon serait le meilleur pays en Asie en terme de rémunération pour les expatriés mais aussi le deuxième meilleur pays au monde derrière le Royaume-Uni.

Sur le terrain
Contrairement à la France, le chômage au Japon est, comme aux Etats-Unis, très faible (autour des 3%).
Ceci cache, malgré tout, une réalité en demie-teinte. En effet, le marché du travail japonais est dual.
Des secteurs comme ceux de la restauration, de la construction, des services offrent plus d’emploi précaires (travail non régulier, temps partiel etc.). Il y aurait une forte pression, une faible protection et un turn-over fréquent.
A côté, il y aurait un autre marché qui recrute : informatique, développement web, applications sur mobile, intelligence artificielle, e-commerce, finance, marketing digital etc… Ce sont bien ces secteurs qui tirent les salaires vers le haut, offrent des perspectives d’évolution de carrière, et une meilleure protection salariale.

Le logement
Lorsque nous parlons de “coût de la vie au Japon”, nous nous référons la plupart du temps à sa capitale, Tokyo. Mais le coût global de la vie y est relativement supérieur à celui d’autres régions du Japon.
S’éloigner du centre tokyoïte permet bien souvent de réduire la facture, tout en améliorant la qualité de vie : des logements plus spacieux, des zones d’habitation plus calmes, loin de l’agitation urbaine.

Des transports toujours à l’heure
Les transports sont toujours à l’heure, propres, avec des sièges chauffant en hiver et la climatisation pour supporter la canicule. Mais toute cette technologie a un coût.
Ainsi, au Japon et plus particulièrement à Tokyo, les transports coûtent cher.
Cependant, comme dans nombre d’autres villes, les écoliers et étudiants bénéficient de réductions. Quant aux salariés, leur transport est pris en charge par l’entreprise. Même en ayant un baito (l’équivalent d’un job, travail non régulier), les transports sont intégralement pris en charge par la société.

Faut-il absolument parler japonais?
Parler japonais, c’est s’ouvrir les portes d’un marché du travail plus vaste.
Même les entreprises internationales pourront exiger un certain niveau de langue.
De plus, parler la langue d’un pays est gage d’une meilleure intégration. Surtout dans un pays comme le Japon, où l’anglais est loin d’être pratiqué par tous.
Mais il est possible de vivre au Japon sans parler japonais, surtout dans de grandes villes comme Tokyo…

Au final, le Japon, c’est un cadre de vie, un sentiment de sécurité et de quiétude. Un respect de l’autre et de la vie en communauté. Transports propres et ponctuels, préservation et entretien du bien public. Zones dédiées aux loisirs et à la détente. Marché du travail attractif selon les secteurs. Il est tout à fait possible de s’expatrier, et de réussir son expatriation au pays du Soleil Levant.

Source : expatriation au Japon

Adolescents expatriés

Quand la crise d’adolescence coïncide avec un déménagement à l’étranger, l’appréhension peut être encore plus forte et les tensions peuvent s’accroître.
Comment les parents peuvent-ils faire face ?

Quel que soit l’environnement familial ou social, l’adolescence est toujours un moment difficile. Ainsi, un déménagement, surtout à l’étranger, ne facilite pas vraiment les choses.
Les adolescents expatriés peuvent avoir le sentiment d’être déracinés. Leur identité même est remise en question.

Perte de contrôle
L’expatriation est d’autant plus délicate que les adolecsents constatent à cette occasion qu’ils n’ont pas le contrôle de leur vie, puisqu’ils sont « obligés »  de suivre leurs parents. La réaction la plus classique est alors pour eux de se renfermer.
Certains vont avoir des sautes d’humeur, des mouvements de colère, d’autres deviennent amorphes, refusant toute activité nouvelle. Ainsi,ils se rebellent en marquant leur différence.
Mais il est compliqué quand on est dans le rejet de parvenir à adopter les nouveaux codes en vigueur dans le nouveau collège ou lycée. Ceci est pourtant la clé. D’autant plus, qu’en général les adolescents vivent mal la différence, et veulent s’identifier à un groupe.

Que faire ?
Il est important de préparer le départ à l’avance. Cela n’est pas pareil de s’expatrier dans un autre pays occidental ou dans un pays en voie de développement. Il est nécessaire de faire des ponts entre ici et là-bas et de les préparer au choc culturel.
Sur place, il est fondamental que les parents écoutent réellement la tristesse et la nostalgie de leurs adolescents, qu’ils les laissent s’exprimer en leur assurant leur amour et leur compassion. Cela va permettre de faire le deuil de leur vie précédente.
Il est important de ne pas leur promettre pas un retour rapide en France si cela n’est pas envisager. Ils sont assez âgés pour comprendre les raisons du choix de leur parents. Lorsque c’est opportun, les parents peuvent partager leurs difficultés, mais aussi leurs satisfactions, leurs étonnements dans ce nouvel environnement. Il est essentiel de ne pas pas s’enfermer dans le silence. Et il est fondamental de communiquer une forme d’optimisme, si possible bien sûr !
En général, les adolescents utilisent constamment les réseaux sociaux : faites-leur confiance, mais attention aux abus. Il vaux mieux, si c’est possible, favoriser la visite des amis et leur présenter la nouvelle maison, la ville et ses monuments. Ceci peut favoriser le sentiment d’ancrage de l’adolescent.

Cependant, en cas de troubles profonds liés à l’adolescence et/ou au déménagement, il ne faut pas hésiter à se faire aider.

En tout cas, l’expatriation peut être pour les adolescents une occasion de changer, de dépasser d’anciennes souffrances, et de mûrir. Cette expérience unique leur en apprendra beaucoup sur eux-mêmes et sur les autres.

Source : adolescents expatriés

Le retour d’expatration du « conjoint suiveur »

Lors du retour en France, le « conjoint suiveur” va être en première ligne pour gérer le déménagement, l’aménagement du nouveau domicile, les formalités administratives, les visites médicales des uns et des autres, etc… Tout cela devra être fait dans un temps record.
Il peut aussi être amener à rechercher un nouvel emploi, choses par forcément évidente après un « trou » de plusieurs années dans le CV.

L’autre conjoint est généralement tout accaparé par l’acclimatation à son nouveau poste en France, et se révèle peu disponible pour aider dans toutes ces démarches. L’adaptation de la famille va souvent reposer sur les épaules du conjoint “suiveur”, et ceci va parfois être lourd.

Il est ainsi important qu’il se refasse un réseau social.
Dans de nombreuses villes, il existe un accueil AVF (Accueil des Villes Françaises) : un bon moyen d’avoir des infos sur la ville et de rencontrer de nouveaux arrivants.
A Paris, la FIAFE propose depuis septembre 2015 l’association France Retour Accueil, histoire de retrouver d’autres expats qui reviennent de poste.
Ansi, le fait de constater que nous passons par les mêmes questionnements ou difficultés que les autres permet souvent de relativiser nos problèmes voire de nous déculpabiliser.
D’autres organismes comme Expat Communication proposent des journées ou des stages dédiés au retour.
De même, les conjoints peuvent s’investir dans les associations de quartiers, de loisirs, etc… L’important étant de s’investir dans un ou des nouveaux projets au lieu de penser avec nostalgie à ceux que nous avons quitté.

Source : les défis du « conjoint suiveur »

L’expatriation du « conjoint suiveur »

Le conjoint d’expat est une conjointe dans la grande majorité des cas (environ 90%).
La plupart du temps, le conjoint d’expat ne travaille pas. Ceci est d’ailleurs souvent rendu possible grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat qui accompagne fréquemment l’expatriation. Le séjour à l’étranger est en effet souvent l’occasion de changer style de vie.

Mais lorsque le conjoint a, avant de partir, une vie professionnelle qui l’intéresse et dans laquelle il s’investit, la perspective d’y renoncer pendant plusieurs années n’est pas toujours envisagée avec enthousiasme.
Il peut arriver que le conjoint réussisse à trouver une activité professionnelle à l’étranger, mais ce n’est pas le cas le plus fréquent.
Lorsque le conjoint ne peut pas travailler alors qu’il le souhaiterait, ou bien a un travail qui ne correspond pas à ses aspirations, la situation peut être fort mal vécue (sentiment de briser sa carrière, frustration intellectuelle et sociale, dépendance financière vis-à-vis du conjoint, sentiment de se « sacrifier » alors que son conjoint voit au contraire sa carrière s’envoler, etc.…).

Heureusement, bon nombre de conjoints parviennent à saisir l’opportunité qui leur est offerte de faire de cette période d’inactivité professionnelle forcée une chance (avoir du temps pour se consacrer davantage à ses enfants, faire du sport, apprendre la langue du pays, faire du tourisme,développer un réseau social, préparer une reconversion professionnelle, etc…).
Les conjoints d’expats sont souvent actifs au sein d’associations d’expats comme les accueils de la FIAFE (Fédération Internationale de Accueils Français et francophones d’Expatriés) ou des associations qui défendent les droits et les intérêts d’une population précise comme l’AFCA MAE (Association des conjoints des agents du ministère des affaires étrangères ) ou l’ANFEM (Association nationale des femmes de militaires). Les conjoints sont également actifs au sein des associations de parents d’élèves, des associations caritatives ou humanitaires…
Bon nombre de conjoints se consacre à une activité bénévole, activité qu’il pourra organiser à sa guise en terme d’horaires et de contraintes .
Le bénévolat permet d’acquérir ou de développer de véritables compétences (organisation d’événements, encadrement d’équipe, relations publiques, gestion de site web…) qui pourront être valorisées lors du retour en France.


Source : les défis du « conjoint suiveur »

Expatriés : comment communiquent-ils ?

Les nouvelles technologies numériques offrent aux expatriés beaucoup de possibilités pour maintenir un contact étroit avec leurs proches.

Selon l’enquête Ipsos réalisée en 2015 « Liens et relations avec la France des Français résidant à l’étranger », 78% des Français établis à l’étranger rentrent en France au moins une fois par an. Entre ces retours estivaux, WhatsApp, Skype, Facebook et Instagram sont devenus les plus fidèles alliés de la communication des expatriés.

« Sans les réseaux sociaux, la séparation avec ce qu’on quittait nous arrivait de plein fouet. (…) observe Audrey Chapot, anthropologue, coach et conférencière. Maintenant, les technologies numériques facilitent la décision de s’expatrier car on sait qu’on ne sera pas ‘coupé du monde’ (…) ».
Depuis une quinzaine d’années, les expatriés ont également trouvé dans les blogs l’opportunité de partager facilement leur quotidien.

A chaque situation son niveau de communication
Pour ceux qui partent quelques années, « le port d’attache reste la France et le lien avec celle-ci via toutes les technologies est très important », explique Audrey Chapot.
D’autres testent l’aventure à l’étranger, sans savoir à priori s’ils rentreront en France. Dans ce cas, « les liens entretenus avec la France sont comme des balises, qui vont leur permettre d’en poser de nouvelles et ainsi construire leur expatriation », assure l’anthropologue.
Enfin, certains quittent la France avec un aller simple. Sans couper les ponts, ils prennent plus de distance et établissent des filtres dans leur communication, pour que celle-ci n’empiète pas sur leurs nouvelles rencontres à l’étranger.
Le tempérament des personnes, l’intention de l’expatriation, le modèle de l’expatriation (seul ou avec des enfants) sont autant de facteurs qui détermineront le besoin d’alimenter les liens avec son pays d’origine.

Ambivalence
Le recours aux technologies numériques, en créant une proximité « artificielle » avec son entourage, conduit parfois à des déconvenues.
« Je ne comprends pas, je l’avais si souvent au téléphone et je l’ai retrouvé tellement changé ! » est une phrase qu’Audrey Chapot entend régulièrement. Certaines épreuves, comme des deuils, peuvent lever le voile sur les travers des relations à distance. Ainsi, lâcher-prise va permettre de trouver un équilibre.

Source : Communication des expatriés


Le mal du pays

Une difficulté que nous retrouvons lors d’une expatriation est le mal du pays. En anglais, nous disons « homesickness », ce qui traduit l’idée de la maladie du manque de chez-soi.


Les pensées vont se fixier sur le passé au détriment d’un présent sous-investi.

Il s’agit d’une nostalgie pour le pays d’origine, pour la culture et pour tout un pan d’une familiarité perdue.
La nostalgie n’est pas le témoin du vrai, mais celui d’une émotion qui fait du bien. L’individu va retrouver dans son passé des repères, une sorte de cartographie de son parcours de vie qui l’emmène jusqu’à ce présent à trous où se sont immiscés des doutes, des manques, de l’inconnu et des incertitudes.

Nous pouvons remarquer que les périodes nostalgiques peuvent apparaître de façon encore plus accrues à certaines périodes sensibles comme les fêtes traditionnelles ou les événements familiaux.
Le repli nostalgique peut atteindre un stade plus préoccupant lorsqu’il devient excessif ou lorsqu’il s’installe dans la durée.

La difficulté de s’implanter dans un nouveau pays peut provenir de l’enfance. En effet, si l’enfant n’a pas établi un lien rassurant avec sa mère, il ne peut pas développer un sentiment de sécurité intérieure solide. Toute séparation future devient alors anxiogène, ravivant une angoisse d’abandon et une menace pour l’identité tout entière.

Il s’avère que parler de son chagrin provenant du mal du pays est quelque chose de tabou de nos jours.
Cela peut être perçu comme un signe de fragilité émotionnelle, d’immaturité ou même un manque d’ambition. Ainsi, beaucoup vont souffrir en silence.

Il est alors indispensable de mettre en place des stratégies pour lutter contre le mal de pays excessif :

  • renoncer à la vie d’avant : il s’agit de se tourner vers le présent et le futur au lieu de s’enfermer dans les regrets du passé. Avoir un objectif et des projets motive et donne un but.
  • se bâtir une « maison de migrant » : un chez-soi porteur des traces réconfortantes de ses différents lieux de vie comme la présence d’objets souvenirs emblématiques. Il s’agit de créer une continuité entre là-bas et ici, hier et aujourd’hui.
  • maintenir des relations régulières et non excessives avec ses proches restés au pays.
  • maintenir dans son pays d’accueil certaines traditions et coutumes provenant de son pays d’origine : en assumant ce qui participe à notre identité on crée aussi des ponts avec cette nouvelle culture qui nous enrichie et nous fait évoluer.

Le mal du pays est normal et naturel. C’est une réaction logique au manque qui évoque aussi nos racines. Mais il faut veiller à ne pas s’enfermer dans un trop plein passéiste qui nous empêche d’accueillir la nouveauté et freine notre cheminement vers un enrichissement de soi.

Source : le mal du pays

Les phases de l’expatriation

Au cours d’un grand nombre d’expériences d’expatriation, nous retrouvons 3 phases distinctes.
Pour cela, nous nous appuyons sur les recherches de Materne (1995) qui s’intéresse au vécu de l’expatriation et découpe le séjour d’un travailleur expatrié en trois phases distinctes :

  • La première phase est celle de la découverte, abordée le plus souvent avec enthousiasme, entrain et énergie. Le contact brutal et intense avec la réalité est souvent bien vécu. Cette première phase sera celle du repérage des normes et d’apprentissage permanent.
  • La deuxième étape est marquée par une certaine « désillusion ». Les effets provoqués par la nouveauté vont s’estomper petit à petit, laissant apparaître un décalage entre l’imaginaire projeté lors du départ et les réalités du terrain. Face à des difficultés qui pourront se faire de plus en plus ressentir la personne expatriée devra essayer de retrouver un équilibre face à un décalage entre la situation imaginée et la réalité, interrogeant souvent au passage ses convictions et de ses valeurs personnelles.
  • La troisième phase est celle de l’ « inculturation », définit comme un « processus de contacts et d’interpénétration entre des cultures différentes » (Materne, F. (1995). p. 23). Ramené avec le sentiment de rupture avec son milieu d’origine et au contact avec la nouvelle culture, la personnes expatriée va se construire de « nouvelles références à partir de ses convictions mûries et recentrées par rapport à l’expérience de terrain » (Materne, F. (1995). p. 23)

Source : Phases de l’expatriation

Bienvenue à toutes et à tous

Psychologue diplômée, exerçant en libéral depuis 2012, je propose des consultations à distance : par téléphone et par vidéoconférence.
Exerçant en français, je reçois ainsi régulièrement des expatriés francophones.

Vous pourrez y trouver des informations sur mon site de consultations en ligne :
https://www.psyparinternet.fr/

Ce site-ci est un site consacré à l’expatriation.