Les expatriés français dans le monde

Un expatrié est un individu résidant dans un autre pays que le sien. Nous allons nous pencher sur les expatriés français autour du monde. Nous verrons combien de Français s’expatrient, qui ils sont et où ils s’expatrient.

français autour du monde

Les français expatriés

Au 1er janvier 2020, 1 775 875 Français sont inscrits au registre des Français établis hors de France. Cependant, les Français établis à l’étranger ne se sont pas tous inscrits à ce registre. Ainsi, selon les chiffres publiés par le ministère des affaires étrangères, le total de la communauté française à l’étranger est évalué à 2,5 millions. En effet, l’inscription au registre des Français établis hors de France n’est pas obligatoire. Elle est, cependant, vivement conseillée pour des séjours supérieurs à 6 mois. Effectivement, cette inscription facilite l’activité des consulats vers leurs ressortissants. Elle permet d’aider à certaines démarches administratives comment l’obtention de documents d’identité ou l’organisation des élections. Cela permet également aux services consulaires de contacter les Français de l’étranger et leurs proches, en cas d’urgence. Enfin, elle permet d’obtenir des informations sur la sécurité et les événements particuliers.

Les Français à l’étranger sont majoritairement sur le marché du travail avec un niveau d’étude généralement élevé. 58% sont titulaires d’un diplôme supérieur. Pour les 2/3, il s’agit de séjours longs (plus de 10 ans). Les motivations de départ sont essentiellement professionnelles.


Où les français s’expatrient-ils ?

Les Français vivant hors de France s’installent principalement en Europe et en Amérique du nord.
Les principaux pays d’accueil continuent d’être la Suisse, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et le Canada. 40,8% des Français inscrits au registre vivent en Suisse et en Allemagne.
Environ la moitié des Français vivant à l’étranger sont installés en Europe (48,32 %). Puis, nous trouvons 20,29 % de Français installés aux Amériques et 14,49 % en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Enfin, nous trouvons 7,97 % de Français installés en Afrique subsaharienne et Océan Indien ainsi que 7,90 % en Asie-Océanie.

Sources :
Français à l’étranger
expatriation
inscription consulaire

Expatriation en Chine : savoir parler le chinois

Lors d’une expatriation en Chine, faut-il savoir parler le chinois ?

Il est intéressant de savoir que le chinois est la langue la plus parlée au monde. Nous la parlons principalement en Chine continentale, à Hong Kong, Macao, Taiwan et Singapour. Cela représente plus de 16 % de la population mondiale qui parle chinois.

Différentes langues chinoises

Il existe non pas une langue mais différentes langues chinoises.
En effet, la Chine est divisée en une multitude de régions. Au cours du temps, chacune de ces régions a développé sa propre culture, ses coutumes, sa cuisine et surtout sa langue. C’est pourquoi il existe plusieurs dialectes chinois, les plus importants étant le Wu, le Hunanese, le Jiangxinese, le Hakka, le Yue (y compris le cantonais-taishanais), le Ping, le Shaojiang et le Min.

le chinois

Le putonghua (ou mandarin) et le cantonais

Le putonghua est la langue officielle en Chine. A l’étranger, nous l’appelons le mandarin. Cette langue est basée sur le dialecte du nord de la Chine. Elle est actuellement parlée dans toute la Chine, y compris Hong Kong et Macao. Le putonghua est enseigné dans les écoles et les universités du pays. Il s’agit de la langue utilisée dans les médias et c’est celle que vous apprendrez si vous décidiez d’étudier le chinois. Les bases du putonghua (ou mandarin) permettent de pouvoir communiquer en Chine.

Le cantonais est le deuxième « dialecte » le plus parlé dans le pays après le putonghua (ou mandarin). Cette langue est répandue dans les régions méridionales de la Chine, en particulier la province du Guangdong et dans les régions administratives de Hong Kong et de Macao. Le cantonais est communément considéré comme plus difficile que le chinois standard. Mais pour les personne qui décident de passer la majeure partie de leur temps dans le sud de la Chine, il est conseiller de privilégier le cantonais au putonghua.

Etudier le chinois

Le chinois est une langue difficile à apprendre.

Tout d’abord, le chinois possède plus de 80 000 caractères. Mais le chinois standard requiert la connaissance de 3 500 caractères. Et, nous pouvons nous en sortir avec les 1 000 caractères les plus habituellement utilisés.
A l’heure actuelle, l’orthographe employée en Chine continentale et à Singapour est appelée chinois simplifié, à la suite de la réforme de 1949. Cependant, Hong Kong et Taïwan utilisent une forme d’orthographe plus complexe : le chinois traditionnel.

De plus, le chinois est une langue tonale. Par conséquent, la signification d’un mot résulte non seulement de la prononciation, mais également du ton utilisé. Le putonghua compte quatre tons tandis que le cantonais en possède sept. La maîtrise des sons constitue une grande partie de l’étude du chinois, car utiliser un mauvais ton peut conduire à une mauvaise communication.

Par contre, la grammaire chinoise est relativement facile. Les structures de phrase sont simples et directes, sans conjugaison, inflexion ou accord sujet-verbe.

Et lors d’une expatriation ?

Nous vous conseillons d’apprendre le chinois avant de vous expatrier pour vous permettre d’avoir une compréhension de base.
Sinon, une fois sur place, il existe beaucoup de possibilités pour apprendre le chinois. A savoir que la plupart des universités des grandes villes proposent aux expatriés d’apprendre le chinois.
Il se peut également que votre entreprise vous propose de suivre un cours de chinois après les heures de bureau. Sinon, il existe des centres d’apprentissage dans la plupart des villes. Mais il est également possible d’ engager un tuteur. Vous pouvez aussi effectuer un échange linguistique : donner des cours d’anglais en échange de cours de chinois par exemple.

Source : Apprendre le chinois

Trouver un logement en Chine

Toute personne qui décidera de s’expatrier en Chine devra trouver un logement.

Il existe un grand éventail de possibilités de logements. Vous pourrez choisir de loger dans un appartement ou une maison dans une résidence surveillée. Vous pouvez loger dans un logement ancien ou rénové mais aussi dans un appartement traditionnel chinois. Mais vous pouvez également faire le choix d’une colocation, ou d’une location d’appartements dans une tour d’habitation, etc…

Dans la plupart des villes qui comptent une importante population étrangère, de nouveaux quartiers résidentiels ont vu le jour. Ils disposent habituellement d’un certain nombre de commodités occidentales accessibles à pied. Vous y trouverez par exemple des supermarchés internationaux, des gymnases, des installations de loisirs, etc…

Mais, si vous chercher un logement en Chine vous pourrez être amené à rencontrer certaines difficultés. En effet, les différences culturelles et la barrière de la langue peuvent être un frein dans votre recherche . Mais cela sera plus facile dans des villes telles que Shanghai, Guangzhou ou Shenzhen que dans des villes plus petites.

S’enregistrer au commissariat

Lorsque vous arrivez en Chine, vous avez l’obligation de vous enregistrer au poste de police local dans les 24 heures. Ceci est également le cas si vous loger dans un hôtel, dans une résidence temporaire et même pour un séjour de courte durée.

Si vous résidez dans un hôtel, l’établissement se chargera des formalités.
Dans le cas où vous résidez chez un ami ou dans un appartement loué par Airbnb, par exemple, ce sera à vous d’y aller.
Dans le cas d’une location, vous devrez vous inscrire en apportant votre contrat de location et une copie de la carte d’identité du propriétaire.
Si vous changez de logement, il faudra vous réinscrire.

Trouver un logement en Chine : chercher une location


Si vous cherchez une location, il est vivement conseillé de passer par une agence immobilière. Vous trouverez de nombreuses agences immobilières parlant anglais et pouvant fournir un bail bilingue chinois-anglais.

L’agence va gérer la transaction via un bail en chinois avec une traduction en anglais. Il est, malgré tout, important de veiller à ce que la traduction soit bien effectuée car le chinois fera foi en cas de conflit. L’agence pourra également gérer toutes les questions liées à la location : réparation des équipements, retour de la caution au locataire, litiges éventuels, etc…

Les loyers ne sont pas régulés par l’État et ils sont généralement élevés. Mais les prix des loyers peuvent être ajustés de manière raisonnable et vous pouvez demander à l’agent immobilier de négocier pour vous.

A noter que la colocation est de plus en plus courante en Chine, en particulier dans les grandes villes où les loyers sont très élevés. La plupart des sites d’expatriés ou de sites spécialisés dans la recherche d’appartements possèdent une section dédiée à cette alternative. De nombreux expatriés choisissent la colocation pour vivre dans des quartiers plus agréables sans payer de loyer exorbitant.

Sources :
Se loger en Chine
Se loger à Shanghai

Et si je devenais nomade digital ? Législation et réglementations

Dans notre article précédent, nous avons vu que la pandémie de Covid-19 a mis en avant un nouveau mode de vie qui séduit de plus en plus : le nomadisme digital qui est un facteur de développement personnel mais qui comprend également des risques psychologiques.
Nous allons maintenant voir quels sont les aspects législatifs et réglementaires.

Fiscalité

Pour rappel, la définition de la résidence fiscale en France ne se limite pas au fait d’y vivre plus de 6 mois. Dans notre cas, ce sera certainement la notion de centre d’intérêt économique qui prévaudra.
Si vos revenus sont en France (salaire, entreprise, revenus immobiliers), vous resterez résident fiscal français et serez imposé comme tel sur vos revenus de télétravail.
Si vous n’êtes pas résident fiscal français à ce moment-là, la question dépendra du pays dans lequel vous percevez vos revenus de télétravail.

Protection sociale

Les obligations locales

Le fait de séjourner plusieurs mois dans un pays peut vous obliger à vous affilier au régime local, c’est indépendant de la notion de résidence fiscale. C’est la cas notamment dans l’UE mais également dans de nombreux autres pays. Nous parlons ici à minima de la couverture des frais de santé et des risques d’arrêt de travail. Le site du CLEISS donne des informations précises par pays, il faut penser à le consulter pour entamer les bonnes démarches.

Les obligations françaises

Concernant la protection sociale française, nous rentrons dans un flou juridique. En effet, tout séjour de plus de 6 mois hors de France entraîne normalement une radiation des droits. Vous seriez logiquement radié alors que votre employeur devrait continuer à payer vos cotisations.
Ainsi, il faudrait, en théorie, prévenir le service des relations internationales de votre CPAM et demander un maintien de vos droits. Cette dernière devrait vous l’accorder en précisant que les droits ne sont acquis qu’en France. (A noter qu’il s’agit de suppositions tirées d’autres expériences proches et non de certitudes.)

En tant que salarié, la solution serait de formaliser, avec votre employeur tout cela. Mais, cela risque d’être compliqué et/ou cher. En effet, il faudrait souscrire une assurance santé et prévoyance expatrié en plus des cotisations sociales françaises.
Certains peuvent décider de ne pas s’en occuper tout de suite mais en cas de problèmes (accident grave de santé, décès, licenciement, etc…) les risques financiers pour les deux parties sont importants.

En tant qu’indépendant, la question est plus simple. Il suffit de se poser la question : depuis quel pays je facture ? Si je facture de France, je paie des cotisations en France. Je peux donc rester couvert en France. Si je facture du pays où je réside, je ne serai plus couvert en France. Je devrais ainsi m’affilier au régime local s’il en existe un.

Sauf à être couvert dans un pays où la protection sociale est efficace (Allemagne, Canada, Pays-Bas, Norvège, Suède…) il faudra souscrire une assurance internationale pour couvrir les frais de santé et de prévoyance en fonction de la durée de votre séjour. Le sujet est vaste, vous trouverez plus d’informations sur ces questions sur International Santé.

Droit du travail

Dans le cas du télétravail, c’est un point essentiel pour lequel il n’y a pas de règlementation particulière pour le moment. Cependant, votre employeur doit savoir où vous résidez, vous devez donc l’informer de ce télétravail. Il devrait alors vous proposer un avenant à votre contrat de travail. Cet avenant permettra de formaliser toutes les questions qui peuvent être liées aux changements d’organisation qui en découlent. Il permettra aussi de régler toutes les problématiques de responsabilités et de respect des conventions collectives.

Visas et immigration

Depuis 2020 beaucoup de gens sont en situation de « nomadisme digital sauvage ». Ils travaillent d’un endroit où ils sont davantage considérés comme des touristes que comme des travailleurs. En clair, ils n’ont pas déclaré leur activité à leur pays d’accueil. Cela peut être une grosse erreur. En effet, chaque pays à ces règles de visas et le fait de travailler, même pour un employeur ou des clients étrangers, peut signifier que vous n’est pas qu’un touriste.

Ceci est tellement vrai que plusieurs pays ont déjà créé des visas spécifiques pour les travailleurs à distance. C’est le cas notamment pour Dubaï, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Australie, Barbade, Bermudes, Îles Caïman, Colombie, Costa Rica, Curaçao, Dominique, Géorgie, Indonésie, Mexique, Maurice et Thaïlande. Ces visas permettent de répondre à de nombreuses questions pratiques : ouvrir un compte en banque local, conduire, acheter une voiture, souscrire un abonnement internet, louer un logement, inscrire ses enfants à l’école, etc…

Si vous comptez travailler de l’étranger pendant plus de 3 mois, toutes ces questions doivent être abordées avant le départ pour éviter un retour précipité à un moment où vous n’aurez peut-être pas envie de rentrer.

Article rédigé en collaboration avec Internationale Santé

Et si je devenais nomade digital ? Opportunités et risques d’un nouveau mode de vie.

La pandémie comme accélérateur d’une tendance de fond

La pandémie de Covid-19 a poussé les entreprises à revoir leurs organisations, tout comme elle a poussé les travailleurs à revoir leur rapport à l’entreprise et à rejeter définitivement le Métro-Boulot-Dodo. En effet, avec l’essor des outils numériques, le concept de « Work From Anywhere » peut s’adapter à de nombreux profils et séduit de plus en plus pour sa flexibilité et ses opportunités. Il traduit l’existence d’un nouveau mode d’organisation du travail plus flexible que le bureau traditionnel. Littéralement, il signifie « travailler de n’importe où », c’est-à-dire pas de bureau, ni d’horaires à respecter. Ce mode de travail offre ainsi la possibilité de travailler où nous voulons et quand nous voulons. Ainsi, un nomade digital est une personne qui travaille à distance, tout en voyageant régulièrement.

De nos jours, les salariés aux emplois stables sont de plus en plus tentés de faire le saut dans ce monde et certains pays sont impatients de les attirer. C’est le cas, par exemple, de Dubaï qui propose un programme d’un an de télétravail. Si ce mode de travail était évident pour de nombreux indépendants, il l’était moins pour les salariés. Mais aujourd’hui nous estimons qu’environ 60% des nomades numériques sont des employés plutôt que des indépendants. Nous pouvons également voir que le travail à distance se démocratise avec la pandémie.

Certains vont plus loin que continuer leur travail à distance. Ils veulent profiter de leur vie « tant qu’ils sont encore en bonne santé ». Pour eux, la routine du chemin du travail n’est plus envisageable et le télétravail est synonyme d’isolement. Ils préfèrent alors tenter une reconversion complète.

Les aspects psychologiques

Un facteur de développement personnel

Le « Work From Anywhere » ou WFA est donc un mode d’organisation du travail qui permet au salarié de choisir son lieu de travail mais également son organisation de travail. En effet, le salarié s’organise comme il le souhaite. Il pourra donc aménager ses horaires selon ce qui est le mieux pour lui. Et cela pourra évoluer en fonction de ses envies. La seule contrainte qu’il a est celle d’avoir accès aux outils digitaux. Tout ceci va procurer au salarié un sentiment d’autonomie. Ses horaires étant flexibles, il pourra ainsi mieux concilier sa vie personnelle et sa vie privé. Le stress « habituel » comme arriver à l’heure au travail, faire garder son enfant malade, aller à un rdv médical, etc… sera réduit. Ainsi, le salarié aura une plus grande liberté ce qui lui permettra de trouver l’environnement propice à son épanouissement. Tout ceci va permettre une meilleure qualité de vie.

Nous voyons donc que le « Work From Anywhere » est un véritable facteur de développement personnel mais il ne faut pas oublier qu’il existe, également, des risques psychologiques.

Les risques psychologiques

Le salarié peut ressentir un isolement physique (lié à l’absence de contacts physiques avec l’environnement de travail et les collègues) et social (lié à l’absence de soutien, de compréhension et des autres aspects sociaux et émotionnels liés aux interactions).
Le salarié peut également ressentir des difficultés à établir une frontière entre sa vie privée et sa vie professionnelle. En effet, les horaires étant plus flexibles, il existe un risque de voir s’estomper la limite entre la vie personnelle et la vie professionnelle. De plus, les lieux de travail et de « détente » empiètent généralement l’un sur l’autre. Ainsi, il y a une réelle difficulté à déconnecter complètement des enjeux professionnels.
Il existe aussi un risque d’augmenter le stress. En effet, le salarié ne pouvant montrer physiquement sa productivité aura tendance à vouloir rester constamment disponible en ligne afin de prouver qu’il est efficace et motivé. Il pourra également avoir tendance à se considérer comme un privilégié ce qui pourra le pousser à vouloir travailler plus pour justifier ce privilège.

Article rédigé en collaboration avec Internationale Santé

Quel système de santé pour les expatriés au Japon ?

Vous voulez vous expatrier au Japon ? Avant de partir, il est important de connaître le système de santé du Japon.
Au Japon, le système de santé est réputé pour sa modernité et son efficacité.

Assurances santé au Japon

Le Japon propose deux principaux types d’assurance maladie :
– Le Shakai Kenko Hoken, d’une part, est l’assurance sociale des employés ouverte uniquement aux salariés : ce régime concerne toute entreprise établie au Japon comptant plus de 5 employés. Le salarié est couvert à hauteur de 80% de ses frais médicaux, ses ayants-droits (famille), quant à eux, sont couverts à 70%.
– Le Kokumin Kenko Hoken, d’autre part, est l’assurance maladie nationale ouverte à toute personne résidant au Japon, y compris celles qui ne travaillent pas. C’est le régime obligatoire pour tout autre catégorie d’expatrié non éligible au Shakai hoken. Ce régime couvre les frais médicaux à 70%.

L’inscription à l’assurance santé au Japon

L’inscription à l’assurance maladie nationale s’effectue auprès de la mairie du lieu de résidence au Japon. Elle s’effectue avec la carte de résident étranger. Cependant, pour les personnes éligibles à l’assurance sociale des employés, l’employeur peut remettre à document à transmettre à la mairie. Cette dernière enregistrera les personnes comme étant pris en charge par l’assurance des employés.

En cas de déménagement, il faut demander une nouvelle carte d’assurance auprès de la mairie du nouveau lieu de résidence.

Remboursement des frais de santé

Ainsi, nous voyons que 80 % ou 70 % des coûts liés à la santé sont couverts par l’assurance santé. Mais cela signifie que 20 % à 30 % des frais de santé restent à la charge de l’expatrié.
De plus, certains soins sont mal remboursées. En effet, c’est le cas pour les soins dentaires, les traitements spécifiques (spécialités médicales), les hospitalisations en clinique privée, etc…
Il est également important de savoir que l’avance de frais peut être importante et le remboursement des médicaments peut prendre plusieurs semaines.

Source :
Assurances santé au Japon
Le système de santé japonais

Le marché du travail au Japon

Le japon ou « pays du soleil levant » a une culture unique, qui fascine et attire. Or, le Japon est un pays vieillissant qui a besoin de main-d’œuvre. Alors, pour les expatriés, comment se situe le  marché du travail au Japon ?

Est-il facile de trouver un emploi au Japon ?

Il existe de nombreux sites spécialisés dans l’emploi qui publient des annonces pour des postes à pourvoir partout à travers le pays. Il est aussi possible de postuler directement auprès des entreprises qui embauchent des étrangers. Et si vous parlez japonais, vous pouvez élargir vos recherches aux sites japonais.
En tous cas, avoir un bon niveau de japonais permet d’ouvrir beaucoup plus de portes sur le marché du travail.
Ainsi, maîtriser le japonais, avoir de hauts diplômes ainsi qu’une solide expérience donnera de la valeur à votre cv.


Les secteurs qui recrutent des expatriés

Le secteur de l’enseignement des langues étrangères (particulièrement celui de l’anglais) reste le domaine des expatriés. En effet, vous pouvez trouver régulièrement des offres de professeur d’anglais ou d’ALT (Assistant Language Teacher) proposées par les instituts de langues. Il y a beaucoup d’entreprises d’ALT qui recrutent à l’étranger.

En dehors de l’enseignement, les expatriés peuvent travailler dans le secteur du tourisme ou de la traductions. Mais, pour les expatriés qui parlent couramment japonais et qui ont les qualifications requises, d’autres portes se sont ouvertes au fur et à mesure des années.

Les deux marchés du travail au Japon

Il existe deux marchés du travail bien distincts au Japon :

Le premier est celui attribué aux diplômés qui maîtrisent la langue japonaise ainsi que sa culture d’entreprise. Il faut avoir une réelle expertise et des compétences spécifiques. Cela va permettre une meilleure intégration avec un emploi fixe, un salaire correct et une possible ascension sociale. Mais c’est un marche très concurrentiel où parler l’anglais ne suffit pas.
Le second est le marché de la précarité, du temps partiel, du petit boulot (baito). Il est très ouvert et il y a énormément d’offres très régulièrement. Il y a très peu de critères de sélection et il n ‘est pas obligé de savoir parler couramment japonais. Par contre, les conditions de travail sont difficiles, les horaires peuvent être décalées, les salaires sont faibles. De plus, au niveau de la protection sociale, c’est le minimum.

Source : Travailler au Japon

Les atouts de la téléconsultation avec un psychologue pour les expatriés

L’expatriation est une formidable aventure humaine et une opportunité fabuleuse de développement personnel. Mais avant d’y parvenir, il est essentiel de savoir que l’expatrié va passer par différentes phases qui rendront ses journées plus ou moins belles. Celui-ci peut être amené à ressentir le besoin de consulter un professionnel de la psychologie en téléconsultation.

I) Pourquoi un expat peut avoir besoin d’un psychologue

Durant son séjour à l’étranger, tout expatrié passe par un cycle constitué de 4 phases, ponctué d’euphorie, de doutes et parfois même de découragement. Connaître et comprendre ce cycle permet de mieux s’adapter afin de faire face à l’inévitable « choc culturel ».

• Up and down : le cycle de vie de l’expatriation

Que ce soit sa toute première expérience en tant qu’expatrié ou bien un expatrié de longue date, l’expatrié pourra mesurer son chemin psychologique parcouru jusqu’à maintenant à l’aide de la courbe du cycle de vie de l’expatriation. Ce cycle étant propre à chacun, la durée de chaque période sera ainsi différente suivant les personnes.
Ce cycle de vie de l’expatriation est segmenté en 4 phases principales.

La phase « Lune de Miel » :
A son arrivée, l’expatrié vivra dans sa ville d’accueil de façon un peu euphorique. La ville lui paraitra passionnante. L’expatrié ressentira une bonne énergie et une immense sympathie pour le pays et ses habitants.

La phase « de choc culturel » :
Après la phase d’émerveillement, vient la phase d’amenuisement de l’enthousiasme. Il se peut que l’expatrié ressente une cruelle déception face aux différences culturelles. Pour atténuer ce choc culturel, nous pouvons lui conseiller de jouer la découverte à petit pas, tout en restant curieux du pays et des nombreuses surprises que celui-ci lui réserve.

La phase « d’acclimatation » :
Ce passage plus ou moins difficile est une phase d’acculturation. Elle se compose de déchiffrage des comportements et attitudes du pays étranger afin de se les approprier à son tour. Vers la fin de cette phase, l’expatrié ressentira une remontée de sa satisfaction au quotidien.

La phase « d’intégration » :
Arrivé à cette phase, l’expatrié se sentira à l’aise et accepté dans son nouvel environnement qui fera de son expatriation une vraie réussite.

Après ces 4 phases qui se déroulent pendant l’expatriation, nous pourrons rajouter l’étape « de contrechoc culturel » du retour. En effet, le retour dans son pays d’origine peut constituer une vraie phase de « contrechoc », puisque certaines personnes devront effectuer une vraie réadaptation psychologique suivant la durée de leur l’expatriation.

• S’expatrier en famille = faire cohabiter 3,4 ou 5 cycles de vie

Lorsque toute la famille partage l’expérience de l’expatriation, il faut savoir composer avec le cycle de chacun. En effet, chaque membre vivra son expérience d’expatriation différemment. Pour certains, l’expatriation sera choisie, pour d’autres, elle sera subie. Ainsi, le conjoint d’expat ou « conjoint suiveur », comme son nom l’indique subie l’expatriation. En effet, il a suivi le membre du couple qui a décidé de s’expatrié. Il en est de même pour les enfants.
Ainsi, l’expatriation familiale va demander à chacun de trouver sa place dans cette nouvelle configuration. Il s’agira donc de trouver un équilibre familial prenant en compte le bien être psychologique de chacun.

Il est conseiller de donner un cadre et un sens à ce projet familial, d’être à l’écoute et réaliste dans ses ambitions. Chaque membre de la famille doit pouvoir se sentir épaulé dans son évolution psychologique. Tout ceci permettra de faire cohabiter les cycles de toute la famille.

II) L’intérêt de la téléconsultation lors d’une expatriation

Chacun peut avoir besoin , au cours de sa vie, de consulter un psychologue. Mais l’expatriation est une période qui peut révéler des fragilités.
De plus, quand les bouleversements internes s’inscrivent dans un changement de cadre de vie, des angoisses plus ou moins importantes peuvent apparaître. Les personnes expatriées pourront amenées à ressentir le besoin de consulter un professionnel de la psychologie. Néanmoins, il n’est pas toujours évident de consulter un professionnel à l’étranger.


• Organisation pour prendre rendez-vous avec un psychologue en ligne

Face à la difficulté de consulter à l’étranger, les personnes expatriées pourront avoir recours à la téléconsultation, qui est une vraie consultation à distance effectuée par un(e) psychologue.

Ces consultations psychologiques ont généralement lieu sur rendez-vous. Les expatriés peuvent prendre un rendez-vous sur une plateforme de réservation qui proposent différents psychologues avec différentes spécialités. Mais ils peuvent aussi contacter un psychologue directement sur son propre site pour un échange plus humain. La consultation aura généralement lieu par visio-conférence.

Evidemment, tout comme les consultations en cabinet, les téléconsultations avec un psychologue sont soumises au secret professionnel. Tout psychologue sérieux se doit de respecter le Code de Déontologie des Psychologues.

• Pouvoir consulter dans sa langue maternelle

Avec la téléconsultation, un expatrié pourra consulter un professionnel qui parle sa langue maternelle. Il s’agit d’un avantage non négligeable de la téléconsultation. Ceci permettra d’éviter les difficultés de compréhension. La langue est le reflet d’une culture et d’une histoire. Ainsi, même si la personne maîtrise parfaitement une langue étrangère, il pourra y avoir des erreurs d’interprétation.

De plus, en psychologie, nous travaillons à partir des représentations. Nous savons que chaque mot n’a déjà pas exactement la même signification ni la même représentation pour deux personnes distinctes qui sont de même langue maternelle. Alors, dans une situation avec deux personnes de langues maternelles différentes cela rajoutera une difficulté et les erreurs d’interprétation risquent d’être plus nombreuses.
L’anglais est très souvent utilisé comme langue universelle. Ainsi, il est possible qu’elle ne soit ni notre langue maternelle ni celle de notre interlocuteur. Dans ce cas, le souci est que les risques d’erreurs d’interprétations seront plus que doublés.

• Pouvoir réduire la barrière culturelle

Un psychologue avec de l’expérience pourra effectuer un travail psychologique avec la plupart des patients, quelle que soit son origine et sa culture. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’en psychologie aussi le « cultural gap » existe. Un psychologue qui est de la même culture que son patient aura plus de facilités à comprendre sa situation. Ainsi, en évitant le « cultural gap » avec le psychologue qu’il aura choisi, le patient réduira une barrière supplémentaire.

A noter que le « cultural gap » peut également intervenir avec les médecins et donc dans le traitement qu’ils donneront à leur patient. L’exemple flagrant est la proportion d’enfants détectés dans certains pays comme souffrant de Troubles Déficit de l’Attention avec ou sans d’Hyperactivité (TDAH) et traités par des solutions médicamenteuses puissantes (1).
Il est alors bon de s’interroger sur les traitements habituellement mis en place dans le pays d’accueil. Si les traitements ne correspondent pas à ce que les personnes expatriées souhaitent, la téléconsultation avec un médecin de la même culture pourra être plus en phase avec les attentes du patient.


• Avoir un suivi psychologique même lorsque nous changeons de pays

Pour les personnes qui changent souvent de pays, la téléconsultation leur permettra de rester en contact avec son psychologue en ligne, peu importe le pays où elles s’aventureront. Ainsi, celui-ci pourra les accompagner tout au long de leur expatriation.

Conclusion :

Nous voyons que la téléconsultation avec un psychologue peut sembler primordiale lors d’une expatriation. Les consultations psychologiques à distance avec un psychologue permettront de se lancer dans cette belle aventure de façon sereine, que ce soit en solo ou en famille. Celles-ci permettront à l’expatrié d’être accompagné pour surmonter ce fameux « choc culturel » et arriver à concilier les différents cycles de vie de l’expatriation.
De plus, la perte de repères, le sentiment d’arrachement, l’isolement, les difficultés d’intégration, les souffrances spécifiques de l’expatrié, de son conjoint ou de ses enfants seront mieux appréhendés par un psychologue spécialiste des expatriés qui aura déjà suivi d’autres expatriés.

(1) Source www.international-sante.com : 3.5% des enfants et 5.6% des adolescents français sont diagnostiqués pour des TDAH contre respectivement 7.7% et 13.5% aux USA et le recours aux traitements médicamenteux y est 7 à 48 fois supérieur.

Accompagner le retour des enfants expatriés

Réactions fréquentes des enfants au retour d’une expatriation

Réussir à s’intégrer dans un groupe est la priorité pour tous les enfants. Mais pour les enfants expatriés, l’adaptation à un nouvel environnement est une habitude de vie. Lors du retour en France, ils agiront ainsi, quitte pour cela à dissimuler leur expérience.
C’est donc assez courant que certains professeurs découvrent seulement au bout de six mois d’école qu’un élève a vécu dans plusieurs pays. Ainsi, afin d’atteindre un parfait niveau d’intégration, les enfants peuvent renier leur parcours. Ils vont occulter cette partie de leur vie alors que l’assumer permet de mieux asseoir son identité.

Pour d’autres enfants expatriés, la marginalisation est une forme de survie lors du retour. Ce comportement est empreint de colère à la fois contre le nouvel environnement mais également envers sa propre histoire. Cette réaction ne permet pas plus d’accepter son expérience et de développer une identité équilibrée. N’assumant pas leur différence dans ce nouveau contexte, ils se mettent en retrait et ne s’impliquent plus ni dans le travail scolaire, ni dans la vie sociale.

A leur retour, les enfants expatriés ont tendance devenir intolérants vis-à-vis de leur culture d’origine. Pourtant, ils sont d’habitude très tolérants envers toute nouvelle culture.

Accompagner le processus de retour

Tout comme pour le départ, le rôle des parents et de la famille est nécessaire lors du retour.
Comme pour tout processus de changement, il est important savoir à quoi s’attendre. Le retour est une nouvelle expatriation, le pays d’origine sera vécus, pour les enfants qui n’y ont pas ou peu vécu, comme un nouveau pays.

Tout comme pour le départ, le retour est une décision qui échappe aux enfants et à laquelle ils n’adhèrent pas forcement. C’est pourquoi le fait de rappeler régulièrement que l’expatriation est temporaire permet aux enfants, au moment du retour, d’être habitués à l’idée et d’être préparés à ce changement.

Une façon d’accompagner les enfants expatriés dans le cheminement du retour est de leur faire rencontrer d’autres enfants expatriés qui sont rentrés eux aussi. Mais pour favoriser leur adaptation, ils doivent aussi porter un intérêt aux autres, à ceux qu’ils ont quittés il y a quelques années.
Et surtout, une attitude positive des parents tant dans la perspective du retour que dans la réadaptation de la famille est un atout inestimable. Il faut parler, communiquer !

Le fait de bien s’informer permet de mieux anticiper et de mieux gérer cette transition clé pour les enfants expatriés. Le retour ne se prépare pas à la dernière minute et il n’est pas seulement logistique. Il s’agit d’un processus encore plus complexe que le départ qui mérite une attention vraiment particulière.

Source : Le retour des enfants expatriés

Le retour en France des enfants expatriés

Le retour d’expatriation, une période clé

Inconsciemment, l’enfant expatrié sait qu’il rentrera tôt ou tard dans son pays d’origine. De plus, le retour d’expatriation est généralement inévitable au moment des études supérieures.
Le retour est probablement la phase la plus difficile de l’expatriation. Qu’il soit planifié depuis longtemps ou pas, il engendre stress et angoisse pour toute la famille.
De surcroît, l’aide reçue par l’organisation ou l’entreprise qui a expatrié la famille est quasiment inexistante.
Ainsi, réussir le retour de la famille est un défi qui vaut la peine d’être relevé : les répercussions et conséquences sur les enfants étant vraiment importantes.
Sans dramatiser, il ne fait pas sous estimer les difficultés et les enjeux du retour.

Le stress du retour d’expatriation

Il s’avère que le retour correspond à la transition la plus difficile vécue par les enfant expatriés.
Dans le cadre du retour, il s’agira exactement du même processus que pour l’expatriation.
Le «choc culturel de retour » sera présent. En avoir conscience va permettre d’anticiper les craintes de chacun et de réaliser qu’il s’agit d’une étape normale à franchir.

La perspective de rentrer génère chez des enfants qui viennent de passer plusieurs années de leur vie hors de leur pays d’origine un stress bien plus important que celui des parents.
En effet, les parents retournent dans un environnement connu alors que les enfants expatriés arrivent dans un environnement qu’ils ne connaissent en réalité qu’au travers du prisme des vacances. Ils vont dire non seulement adieu à leur vie présente mais aussi à leur façon de vivre depuis des années. Tout leur système de pensée, toute leur gestion des relations, toutes leurs façons d’agir et d’interagir ne seront plus valables dans ce nouveau contexte.

Les fausses attentes

vis-à-vis du statut dans la façon de vivre en société :

La plupart des enfants expatriés ont été perçus comme des étrangers et s’y sont accoutumés.
En France, les attentes sont faussées. D’une part, leurs pairs attendent d’eux qu’ils réagissent « comme tout le monde » et se retrouvent face à des extraterrestres qui ne connaissent pas les basiques de la mode du moment. D’autres part, les enfants expatriés s’attendent à ce qu’on les considère comme étrangers alors qu’ils ne le sont plus. Ils n’auront plus d’excuses pour leurs bizarreries culturelles ou leurs faux-pas sociaux.

vis-à-vis de l’accueil de la famille et des amis :

En expatriation, l’expatrié doit tisser sa toile progressivement mais une fois la toile tissée, les liens sont forts et solides.
Lors du retour en France, même si les proches accueillent chaleureusement la famille qui rentre, chacun retourne bien vite à ses occupations. En effet, la famille en France a été habituée pendant plusieurs années à vivre sans relations continues avec la famille expatriée. Il peut ainsi être déroutant pour l’enfant expatrié de ne pas pouvoir s’appuyer sur son entourage social et familial.

vis-à-vis du système scolaire français :

Comme tout système, le système scolaire français a des qualités mais aussi des défauts.
Et, il s’avère qu’il ne facilite pas la réintégration des élèves qui en sont sortis. En effet, les systèmes internationaux ou locaux sont mal reconnus. Par ailleurs, la langue d’origine, supposée être la langue natale donc parfaitement maîtrisée par les enfants, peut représenter une difficulté supplémentaire lorsqu’elle n’a pas le niveau requis.

vis-à-vis des vacances

Les enfants expatriés connaissent leur pays durant les vacances et cette vision est souvent la seule qu’ils aient. Ainsi, la vie quotidienne peut s’avérer être une grande déception.

Source : Le retour des enfants expatriés